QUI SOMMES-NOUS ?

Qu'est-ce que l'Amicale Briennon Plaisance (ABP) dans la loire ?

HISTORIQUE

Création et début de l'amicale ABP jusqu'à nos jours.

LE BUREAU

Les administrateurs composant le bureau.

LES STATUTS

Les différents statuts concernant l'ABP.

Le Port de Plaisance de Briennon fait une halte incontournable : points d’amarrage, prises d’eau et d’électricité, sanitaires, téléphone, aire de pique-nique, services et commerces divers (poste, distributeur de billets, médecin, pharmacie, épicerie, boulangerie, bar, restaurant).

Où sommes-nous ?

VNF est un établissement administratif chargé de la majeure partie du réseau VNF et dont la tutelle de l'État est exercée par la D.G. des infrastructures, des transports et de la mer du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

VNF

Embarquez avec les Marins d'eau douce pour une Croisière-Repas inoubliable à bord de l'Infatigable ! « L’Infatigable », une péniche grand confort avec salle climatisée. Les Marins d’eau douce vous proposent plusieurs itinéraires de croisières, un choix de menus......

Les Marins d’eau douce

Briennon est un village dont l’histoire remonte sans doute à une très haute antiquité. Différents objets tels que lames de silex, couteaux, haches, hachettes, pointes de flèche, monnaies sont des témoins des ères paléolithique, néolithique, et âge de fer......

Mairie de Briennon

article du 30 novembre 2018 sur la conférence de presse du 28 novembre 2018
article du 29 novembre 2018 sur la conférence de presse du 28 novembre 2018
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« En 2007 notre canal a bien failli disparaître suite à l'ouverture d'une brèche importante dans sa digue droite en aval de Briennon. Il se disait alors qu'il était souhaitable de le combler. Il aurait suffit alors d'enfouir des buses sous son ancien lit pour maintenir sa fonction d'alimentation en eau du canal Latéral à la Loire. Déjà, le coût des travaux de réfection servait de prétexte à cette volonté d'abandon d'un patrimoine historique, économique, environnemental et touristique. Les plaisanciers, notamment ceux de Briennon déjà constitués en association, entamèrent alors une énergique action de sauvegarde de notre voie d'eau qui ne s'est pas démentie depuis.

Non seulement la brèche fut réparée, comme celle qui suivit deux ans plus tard sur la digue gauche en amont de Luneau, mais, par la suite, le canal fut reclassé sur la foi d'une bathymétrie organisée par les plaisanciers. Ensuite, d'énormes travaux de réfection furent menés par VNF dans le chenal de la tranchée d'Artaix, pour la consolidation des berges dans les points les plus critiques et plusieurs écluses et ouvrages d'art furent remis en état.

Aujourd'hui le canal de Roanne à Digoin peut être navigué par des péniches chargées à 200T. Ses deux ports de plaisance sont pleins à craquer et refusent régulièrement l'amarrage de nouveaux bateaux qui doivent s'inscrire sur des listes d'attente. Ainsi donc en matière de plaisance le succès de notre voie d'eau et de ses aménagements est incontestable. Cette année encore, la fréquentation des bateaux de plaisance sur notre canal a encore progressé ce qui n'est malheureusement pas le cas sur la plupart des voies navigables de notre pays. L'aménagement du chemin de halage en voie verte a encore accentué son attraction touristique. Nous nous réjouissons de voir se multiplier rapidement les cyclistes, joggeurs, promeneurs et amoureux de la nature sur son parcours.

Ce tableau serait encore plus beau si ceux que l'on appelle les décideurs locaux s'étaient un tant soit peu impliqués dans l'utilisation commerciale logistique de ce mode de transport comme nous leur suggérons depuis plus de 11 ans maintenant sans aucun résultat.

Lundi dernier, le projet de loi d'orientation des mobilités a été présenté au gouvernement par Elisabeth Borne. Ce texte se structure autour du rapport présenté en février dernier par le Conseil d'orientation des Infrastructures. Et ce dernier, dans un contexte budgétaire contraint, comme le dit notre députée Nathalie Sarles dans un courrier qu'elle nous a adressé en juin dernier, plaide pour la dé-navigation de 2.000km de voies fluviales sur le territoire. De son propre aveu, le budget alloué à VNF lui permet uniquement d'engager des investissements pour le maintien de la fonction hydraulique de nos différentes voies navigables.

Selon les annonces faites par Madame la ministre, l'État prévoit de consacrer à la régénération et à la modernisation des voies navigables 110 M€ par an entre 2019 et 2022, puis 130 M€ par an entre 2023 et 2027. En y ajoutant les capacités d'investissement propres de VNF estimés à 30 M€, cela permettraitd'atteindre un budget d'environ 140 M€ par an à partir de 2019, puis 160 M€ par an à partir de 2023.

Or, le rapport du Conseil d'Orientation des Infrastructures (COI) remis au gouvernement, a confirmé l'état de dégradation très préoccupant du réseau, conséquence de décennies de sous-investissement. Faisant siennes les conclusions d'un audit externe réalisé récemment pour évaluer les besoins de restauration de l'infrastructure fluviale, il a indiqué que pour maintenir la fonction navigation sur l'essentiel du réseau, un budget d'investissement de 245 M€ par an serait nécessaire pendant 10 ans. In fine, le COI a proposé un scénario minimal de 210 M€ par an ce qui implique le principe d'un abandon de la fonction navigation sur 20% du réseau.

Ce scénario de fermeture à la navigation est une option inacceptable qui remet en cause les orientations de report modal pourtant jugées impératives tant au Grenelle de l'Environnement qu'à la COP21. À travers cette mesure inique, ce sont encore des territoires ruraux entiers comme le notre qui vont être abandonnés au profit des grandes métropoles urbaines là où sont déjà concentrés les grands flux logistiques. Selon les propres chiffres fournis dans le rapport du COI, fermer 20% du réseau entraînerait une économie d'environ 25 M€ par an pendant 10 ans. À titre de comparaison c'est l'équivalent d'environ 2 km d'autoroute ou 1 km de voie ferrée, et sur 10 ans, soit 250 M€, c'est le montant de ce qu'il est envisagé d'investir pour améliorer la liaison routière entre le port de Fos sur Mer et l'autoroute.

C'est un véritable S.O.S que nous adressons à la population roannaise et aux décideurs politiques et économiques locaux. Il faut rapidement en finir avec le désintérêt institutionnel entretenu par de trop nombreux responsables locaux. Depuis plus de 10 ans nous mettons toute notre énergie pour démontrer que l'avenir de notre voie d'eau, et ce pour de multiples raisons, passe nécessairement par le retour du fret fluvial. De réelles potentialités existent. Des projets de transport par la voie d'eau au départ de Roanne ont été étudiés et n'ont pas abouti par manque de conviction et d'engagement des acteurs concernés. D'autres projets sont à l'étude notamment avec Nexter et une péniche-hôtel. Va-t-on s'en emparer sérieusement et mettre enfin autour d'une table tous ceux qui sont concernés par ce problème ?

Jusqu'alors, pas un centime d'argent public de nos collectivités n'a été consacré au retour des péniches sur notre canal alors que des sommes énormes ont été dépensées pour la venue du TGV avec le brillant résultat que l'on connaît aujourd'hui. Et si nous ne parvenons pas à empêcher la dé-navigation sur notre canal, ce sont nos deux ports qui vont disparaître ainsi que les « Marins d'Eau Douce » à Briennon.

Au terme de cette introduction, Charles nous apprenait cependant qu'il avait reçu le matin-même un appel téléphonique de l'attaché parlementaire de Madame Nathalie Sarles, notre députée, nous informant que le texte mentionnant la dénavigation de 20% du linéaire avait été supprimé du projet de loi. Cette bonne nouvelle fut accueillie dans la joie, mais nous ne devons pas pour autant baisser la garde. Le couperet n'est pas passé loin (souvenons-nous du canal de Belfort, déjà fermé) et nous devons rester plus vigilants que jamais : ce projet, comme l'a fait remarquer René Lapallus, de par son expérience d'ancien conseiller général, peut très bien revenir sous la forme d'un amendement.

les gilets oranges ;-), conférence de presse.
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Alerte !!

Le projet de loi sur les mobilités qui doit être soumis prochainement à l’Assemblée Nationale, propose d’établir une « liste noire » de canaux à « dénaviguer » correspondant à 20% du réseau soit 2.000 Kms. Notre canal de Roanne a tous les risques d'y figurer et est très menacé. « Dé-naviguer » le canal, cela signifie qu'il serait conservé uniquement pour alimenter le canal Latéral à la Loire à Chavanne, mais que TOUS LES BATEAUX qui l'utilisent actuellement, soit amarrés, soit naviguant, devraient l'évacuer. Le port de Roanne et celui de Briennon devraient être libérés et vidés, ainsi que tous les points d'amarrage actuels en C.O .T. (Convention d’Occupation Temporaire). Ça signifie également la fermeture d'une entreprise qui travaille dessus : les Marins d'Eau Douce

Ça signifie aussi :

1. la perte d'un patrimoine inestimable qui a largement contribué par le passé à l'essor économique de la région (quelle ingratitude ce serait que de le laisser mourir ainsi!)
2. le renoncement à utiliser un outil immédiatement disponible pour un mode de transport vertueux écologiquement parlant, dans l'esprit de la C.O.P.21 À l'heure où tous nos politiques ont de l'écologie plein la bouche (à défaut des actes), le retour du fret sur notre canal devient plus que jamais un objectif prioritaire. Des potentialités exploitables immédiatement existent à Roanne (Nexter, Michelin, grumes, granulats, terres inertes, péniche-hôtel, etc.....).

Monsieur Yves Nicolin, maire de Roanne et président de Roanne Agglo, se trouve être le seul élu ayant daigné répondre à notre dernier courrier adressé à plus d'une centaine de personnalités publiques, et nous lui en savons gré. Dans sa réponse, il nous assure de nouveau de son soutien dans notre démarche, mais nous conseille de nous orienter plutôt vers l'Entente du Canal de Roanne à Digoin, présidée par Monsieur Jérémie Lacroix. Or cette dernière structure est en voie de dissolution, comme nous en a informés Brigitte Dumoulin, membre de son Conseil d’Administration convoqué prochainement à cette fin. Nous estimons cependant que Roanne étant la tête de ligne du canal, son maire devrait s'engager pleinement et davantage, d'autant que, comme nous ne disions plus haut, il y a urgence pour que le port de Roanne ne devienne pas un bassin vide...

Rappelons au passage qu'il y a déjà un précédent : cette année, les occupants du canal de Belfort ont dû quitter cette voie d'eau précipitamment, celle-ci étant déclassée pour la navigation, et ne conservant plus que son rôle de rigole alimentaire du canal du Rhône au Rhin depuis le barrage-réservoir de Champagney. Ce canal, comme le nôtre, est en cul de sac.

Une bonne nouvelle cependant : nous avons été contactés par le croisiériste Backwaters Tours qui projette sérieusement de monter un bateau-hôtel jusqu'à Roanne en 2020. Pourquoi pas avant ? Nous demandons-nous cependant.